Bonjour,
J'ai un paragraphe de dissertation à faire en français sur une question du texte de Simon de beauvoir. Cependant, je suis à cours d'idée et j'ai un gros blocage. Pouvez-vous svp m'aider à répondre à la question suivante:
Depuis la démonstration de Simone de Beauvoir, qu'est-ce qui entrave la réussite des jeunes filles ?
et voici le texte
On a souvent remarqué qu’à partir de la puberté, la jeune fille dans les domaines intellectuels et artistiques
perd du terrain. Il y’a beaucoup de raisons. Une des plus fréquentes, c’est que l’adolescente ne rencontre pas
autour d’elle les encouragements qu’on accorde à ses frères ; bien au contraire ; on veut qu’elle soit aussi une
femme et il faut cumuler les charges de son travail professionnel avec celles qu’implique sa féminité. La
directrice d’une école professionnelle a fait à ce propos les remarques suivantes :
La jeune fille devient tout à coup un être qui gagne sa vie en travaillant. Elle a de nouveaux désirs qui n’ont
plus rien à voir avec la famille. Il arrive assez fréquemment qu’elle doive faire un effort considérable … Elle
rentre la nuit dans sa famille recrue1 d’une fatigue colossale et la tête comme farcie de tous les évènements
du jour… Comment sera-t-elle alors reçue ? La mère l’envoie faire une commission. Il y a aussi à terminer
les travaux ménagers laissés en suspens et elle a encore à s’occuper des soins de sa propre garde-robe.
Impossible de dégager toutes les pensées intimes qui continuent à la préoccuper. Elle se sent malheureuse,
compare sa situation à celle de son frère qui n’a aucun devoir à remplir à la maison et elle se révolte.
Les travaux ménagers ou les corvées mondaines2 que la mère n’hésite pas à imposer à l’étudiante, à
l’apprentie, achèvent de la surmener. J’ai vu pendant la guerre des élèves que je préparai à Sèvres 3 accablés
par les tâches familiales qui se surajoutaient à leur travail scolaire : l’une a fait un mal de Pott4, une autre une
méningite5. La mère […] est sourdement hostile à l’affranchissement de sa fille et, plus ou moins
délibérément, elle s’applique à la brimer : on respecte l’effort que fait l’adolescent pour devenir un homme et
déjà on lui reconnaît une grande liberté. On exige de la jeune fille qu’elle reste à la maison, on surveille ses
sorties : on le l’encourage aucunement à prendre elle-même en main ses amusements, ses plaisirs. Il est rare
de voir des femmes organiser seules une longue randonnée, un voyage à pied ou à bicyclette ou s’adonner à
un jeu tel que le billard, les boules, etc. […] Elles pensent que les triomphes éclatants sont réservés aux
hommes ; elles n’osent pas viser trop haut. On a vu que se comparant aux garçons, des fillettes de quinze ans
déclaraient : « Les garçons sont mieux. » Cette conviction est débilitante6. Elle encourage la paresse et la
médiocrité.
Merci beaucoup :)